La Côte d’Ivoire, pays aux ressources naturelles abondantes, est aujourd’hui confrontée à une expansion préoccupante de l’orpaillage clandestin. Cette activité illégale, bien qu’elle constitue pour certains jeunes une source immédiate de revenus, engendre des conséquences dramatiques sur l’environnement, l’économie nationale et la cohésion sociale.
En 2023, le pays a recensé 1 098 sites d’orpaillage illégal répartis dans 302 localités, impliquant près de 24 000 personnes. Les pertes économiques sont estimées à plus de 3 000 milliards FCFA par an, tandis que plus de 142 tonnes d’or échappent au circuit officiel. Au-delà des chiffres, l’orpaillage clandestin laisse derrière lui des terres dévastées, des cours d’eau contaminés, des communautés divisées et une jeunesse exposée à la violence, à la drogue et aux trafics.
Face à cette situation, le projet Alternative 2030 propose une réponse structurelle et durable : reconvertir 500 jeunes orpailleurs et enfants d’orpailleurs de 5 régions touchées sur une période de cinq ans vers des secteurs économiques respectueux de l’environnement et générateurs de revenus stables.
À travers un parcours de formation de 12 mois combinant apprentissage technique, entrepreneuriat et accompagnement à la création d’activités, le projet ambitionne de transformer ces jeunes en acteurs du développement local et de la restauration écologique.
Pour sa phase pilote, le projet Alternative 2030 s’implante dans la région du Bélier, autour du District Autonome de Yamoussoukro, se positionne comme un programme intégré de stabilisation sociale, de régénération environnementale et de dynamisation économique.
