L'orpaillage clandestin en Côte d'Ivoire est une activité illégale qui touche environ 5000 personnes, mais ses conséquences désastreuses sur la biodiversité sont bien plus vastes. Cette activité se construit autour d'un réseau d'acteurs très structurés, comprenant des businessmen, des propriétaires terriens, des acheteurs, des dozos, des surveillants, des creuseurs et des laveurs/laveuses.
Ces acteurs travaillent ensemble pour exploiter les sites miniers illégaux, avec des rôles et des responsabilités bien définis :

- Le businessman ou patron : c'est l'homme d'affaires qui exploite un site d'orpaillage illégal. Il est le promoteur du site et est souvent un riche allogène malien ou burkinabè.
- Le propriétaire terrien : c'est le chef de terre qui possède la terre et qui la loue aux businessmen. Il reçoit une rémunération au prorata des grammes d'or extraits.
- L'acheteur : c'est la personne qui achète l'or aux creuseurs à un prix convenu à l'avance. Les acheteurs sont souvent maliens.
- Les dozos : ce sont des chasseurs qui se sont imposés en tant qu'agents de sécurité sur les sites miniers. Ils veillent à la sécurité et à l'ordre sur les sites.
- Les surveillants : ils assurent une surveillance sur les sites et veillent à ce que les orpailleurs ne dissimulent pas d'or sur eux en sortant des sites.
- Les unités du choc : elles sont chargées de secourir les mineurs piégés lors d'un éboulement.
- Les creuseurs : ce sont les orpailleurs chargés de creuser les puits.
- Les laveurs/laveuses : ils/elles lavent la terre extraite par les creuseurs pour en extraire l'or.
- Le pointeur : c'est le représentant du chef de terre qui vérifie la quantité d'or vendue et le prorata dû au chef.
Ces acteurs travaillent ensemble pour exploiter les sites miniers illégaux, avec des rôles et des responsabilités bien définis. Le système est complexe et implique des liens étroits entre les différents acteurs notamment les autorités traditionnelles et coutumières.
Il est urgent de prendre des mesures pour mettre fin à l'orpaillage clandestin et protéger la biodiversité en Côte d'Ivoire. Cela nécessite une action concertée avec communautés locales notamment les autorités traditionnelles qui sont au cœur du réseau d'acteurs.
